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Enseignement: Rapport du Conseil supérieur

3.340 instits payés à… chômer!

· Ils ne disposent pas de classes

· Pendant ce temps, de nombreuses écoles en manquent


· Flagrante sous-utilisation des effectifs


Le dispatching du corps enseignant a de quoi donner le vertige au plus brillant des comptables. Alors prenez vos calculettes et essayez de comprendre comment il se fait que 3.340 enseignants du primaire n’ont pas de tableau de service (ndlr, pas de classe) et qu’en même temps les écoles du Royaume souffrent d’un déficit de 1.390 instituteurs!
Une contradiction qui, selon un rapport du Conseil supérieur de l’enseignement (CSE), s’explique par la rigidité de la gestion des ressources humaines. En plus clair, cela veut dire qu’il y a une mauvaise gestion des affectations des lauréats des Centres de formation des instituteurs (CFI). Dans certaines régions ou zones, un déficit en enseignants est constaté, alors que dans d’autres, c’est plutôt le contraire. Les affectations ne se font donc pas selon les besoins, mais selon des critères pour le moins obscures. Un problème auquel le CSE et le département de l’Education nationale doivent impérativement trouver une solution.
Le rapport révèle également que la croissance annuelle moyenne des effectifs s’est établie, depuis 1999-2000, à seulement 0,84% (de 122.000 enseignants en cette année-là à 129.000 en 2006-2007). Une progression qui a, à peine, suivie celle de la demande en scolarisation. C’est ce qui s’est traduit négativement sur le taux d’encadrement puisqu’il stagne encore à 28 élèves par enseignant. A titre d’exemple, en Tunisie, ce taux est de 21 élèves par enseignant.
En plus, 59% des enseignants du primaire exercent en milieu rural. Cela s’explique par la forte demande sur l’école publique dans ce milieu où les établissements privés sont pratiquement inexistants.
Côté enseignement secondaire collégial, la question se pose autrement. En effet, le rapport du CSE révèle que seulement 37,5% des enseignants accomplissent la charge horaire légale de 24 heures hebdomadaires. Une sous-utilisation d’effectifs (encore une) due, selon le rapport, à la faible taille des collèges ruraux et à l’inachèvement des structures pédagogiques des collèges nouvellement construits. Force donc est de constater qu’il y a là aussi dysfonctionnement qui ne peut s’expliquer que par l’absence d’une planification adaptée aux besoins dans l’espace et le temps. Même topo dans l’enseignement secondaire qualifiant, mais en plus accentué. En effet, il a été constaté que seulement 15,7% des enseignants remplissent la charge horaire légale de 21 heures de cours par semaine. Selon le rapport, cela s’explique par la spécialisation des enseignants de ce cycle et qui ne permet pas une gestion optimale des ressources. Toutefois, il faut signaler que c’est dans ce cycle que l’on enregistre le meilleur taux d’encadrement: 18 élèves par enseignant.
Dans l’enseignement supérieur, l’effectif du corps professoral stagne depuis la rentrée universitaire 1999-2000 pour s’établir à 9.870 enseignants en 2006-2007. C’est une conséquence directe de l’opération «départs volontaires» de 2005. Mais il n’y a pas que cette seule raison, relève le rapport. En effet, le niveau de recrutement ne suit pas la cadence des nombreux départs à la retraite qui, note-t-on au passage, ne cessent de croître. Cependant, le déficit est beaucoup plus prononcé dans certaines disciplines que dans d’autres. Situation qui a poussé le département de tutelle à procéder au recrutement de quelque 1.140 enseignants entre 2000 et 2007. Mais, malgré cela, le déficit n’a pas été pour autant comblé. Conséquence, le taux d’encadrement atteint 85 étudiants par enseignant surtout au niveau des facultés de droit et des lettres. Difficile donc dans cette situation de dispenser un enseignement de qualité

· Capacités d’accueil


Sur le volet construction d’établissements scolaires dans le primaire, on peut dire que les pouvoirs publics ont consenti d’importants efforts. En effet, le nombre d’écoles est passé de 5.940 en 2000 à 6.990 en 2007. Soit donc près de 100.000 classes au lieu de 81.000 en 1999-2000. Un accroissement trois fois supérieur à celui des effectifs qui a atteint en 2007 près de 4 millions d’élèves. Cette évolution s’est répercutée positivement sur le ratio nombre d’élèves par classe. Celui-ci est passé de 43 élèves par salle en 2000 à 40 élèves par classe en 2007, avec toutefois des disparités entre milieux urbain et rural et aussi entre établissements.
Concernant l’enseignement secondaire collégial, l’effort est encore plus soutenu. Le rythme de construction de collèges a atteint entre 1999-2000 et 2006-2007, la construction de 60 nouveaux collèges par an. Le Maroc compte actuellement pas moins de 1.381 collèges. Les nouvelles constructions ont surtout profité au milieu rural où le taux de couvertures des communes rurales en établissements d’enseignement secondaire collégial a atteint 46,3% alors qu’il n’était que de l’ordre de 28,27% en 2000. Cependant, le rythme de construction de nouvelles salles de cours (3,3% par an) ne permet pas encore de faire face à la demande de plus en plus croissante (5% annuellement). Un déséquilibre qui maintient élevé le ratio nombre d’élèves par salle (45 élèves). On s’en doute, un tel nombre se traduit inéluctablement par des effets négatifs sur la qualité des apprentissages dispensés.
Dans l’enseignement secondaire qualifiant, on ne fait guère mieux. Le ratio de nombre d’élèves par classe a même périclité. Il est passé en moyenne de 33,7 élèves en 2000 à 39,4 élèves actuellement. Une situation que l’on doit, selon le rapport du CSE, à la forte progression de la demande (5,5% par an). En fait, l’on est passé de 483.720 élèves en 2001 à 681.369 en 2007. Cependant, à peine 23% des inscrits en première année du primaire arrivent en dernière année du secondaire qualifiant (avec redoublement). Plus inquiétant encore: seulement 13% de cette cohorte arrivent à décrocher le bac. Sans redoublement, ils ne sont que 5% à arriver au terme du parcours et seulement 3% passent avec succès le baccalauréat.
Reste l’enseignement supérieur où de nombreux dysfonctionnements ont été relevés. A commencer par une structure par établissement et par filière fortement déséquilibrée. La plus forte concentration d’étudiants (50% d’un effectif de 370.000) se trouve dans les villes de Rabat, Casablanca, Fès et Marrakech. Cependant, le taux net de scolarisation universitaire pour la tranche d’âge des 19-23 ans ne dépasse pas les 12%. A titre comparatif, ce taux est de 45% en Jordanie et 80% en Corée du Sud.
A noter que l’enseignement supérieur compte une quinzaine d’universités et 91 établissements d’enseignement supérieur qui offrent une capacité d’accueil de 304.000 places.


Inefficace


Ils sont 24,4% de bacheliers à se retrouver au chômage. Les techniciens et lauréats de la formation sont dans la même situation. Ils représentent respectivement des moyennes de l’ordre de 32,22 et 43,3%. Ils sont tous titulaires de diplômes supérieurs.
Cependant, les écoles et instituts supérieurs où l’accès est sélectif sont moins touchés par le phénomène des diplômés chômeurs (seulement 2,1% contre 41,3% pour les lauréats des facultés). Le rapport du CSE reconnaît qu’une telle situation atteste de l’inefficacité externe du système d’éducation et de formation. En fait, jusqu’aux années 80, l’Etat embauchait une bonne partie des diplômés. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. En outre, la structure de la formation universitaire produit actuellement une majorité de diplômés des disciplines littéraires et juridiques (76% du total des lauréats en 2006).

source : l'économiste


Enseignement: Rapport du Conseil supérieur

Le redoublement «pédagogiquement inefficace»
· Schizophrénie des langues

· Trop de «savoirs livresques» et peu de «savoirs pratiques»


Dans le rapport du Conseil supérieur de l’enseignement, la qualité du système éducatif est sévèrement critiquée: «Contenus mal adaptés aux besoins des élèves ; pratiques et méthodes d’enseignement inappropriées». Ce sont, entre autres, les constats que font les auteurs du rapport. Ces derniers ne manquent pas de se préoccuper de «la faible harmonie entre la philosophie des nouveaux programmes et celle d’autres composantes de la pédagogie scolaire à savoir le manuel scolaire, les examens, la vie et les rythmes scolaires, les pratiques d’enseignement et d’apprentissage». «Les contenus demeurent prédominés par des savoirs livresques au détriment des savoirs pratiques et handicapent donc le développement de compétences supérieures chez les apprenants». La faible préparation des enseignants à la nouvelle réforme pédagogique n’est certainement pas pour arranger les choses. Ces derniers «n’ont pas reçu de formation préalable à la réforme des programmes scolaires», affirme le rapport.
Dans le chapitre des dysfonctionnements, le rapport relève aussi l’absence d’un système de responsabilisation et d’une démarche d’évaluation et de monitoring. A ce propos, les fonctionnaires du ministère de l’Education ont fait avorter le système de notation basé sur la performance. Ce dernier était mis en place dans le cadre de la politique de modernisation du secteur public: tout le monde avait pratiquement 20/20 ce qui a entraîné que l’ancienneté est restée le seul critère de promotion (www.leconomiste.com).
Autre constat amer: «Les méthodes d’enseignement sont loin d’être centrées sur l’élève», reconnaît le Conseil supérieur de l’enseignement (CSE). «Elles se fondent sur la transmission directe des savoirs de l’enseignant à l’apprenant sans donner de place à la possibilité d’auto-découverte qui développe chez l’élève les facultés de construction des connaissances et d’adapter aux situations nouvelles».
L’enseignement des sciences est considérablement sinistré: «Les laboratoires dans les lycées pâtissent d’un déficit de matériel réduisant l’enseignement des sciences à des simples démonstrations théoriques sans aucune possibilité d’expérimentation». L’argent est pourtant là! Au niveau de l’enseignement supérieur, «les cours sont présentés de façon dogmatiques loin d’installer une pédagogique centrée sur l’étudiant». La cause en est «la massification»: trop d’étudiants par amphi ce qui empêche de répondre aux besoins spécifiques de chaque étudiant.
Parmi les chiffres les plus frappants du rapport du CSE, il y a ceux du redoublement: «Les places occupées par les redoublants au primaire auraient suffi à accueillir les 40% d’enfants non encore scolarisés. Cela aurait permis la généralisation de ce type d’enseignement». En tout cas, le CSE condamne le redoublement en considérant qu’il est «pédagogiquement inefficace».
Sur l’année scolaire 2005-2006, les redoublants ont représenté 13% des effectifs du primaire, 16% de ceux du collège et 18% de l’ensemble des lycées. La région du grand Casablanca brille particulièrement par ces redoublements élevés notamment au niveau du lycée: 20%, c’est un record national. La région de Oued Eddahab fait figure d’exception dans cet océan d’échec en enregistrant les taux de redoublement les plus bas: 14% au primaire, 13% pour le collège et 10% pour les lycées. Vous l’avez compris, ces taux n’ont rien de bas.
Les garçons sont moins brillants que les filles et sont ceux qui redoublent le plus. L’on se demande pourquoi? Les chiffres avancés par le Conseil supérieur de l’éducation parlent d’un pourcentage d’échec de 16% au primaire contre 11% pour les filles, 18% contre 12% au collège et 20% contre 15% au lycée (soit un lycéen sur cinq redouble!).
La liste des maillons faibles n’est pas clôturée et réserve une place de choix aux langues: «La problématique des langues représente le principal obstacle à l’amélioration de la qualité du système éducatif». Celle-ci concerne deux aspects fondamentaux: les langues d’enseignement et l’enseignement des langues.
«Incohérent», c’est comme cela que le CSE qualifie le choix de la langue d’enseignement et de formation. L’allusion est faite à l’attitude schizophrène qui consiste à enseigner en arabe jusqu’au Bac et en français au niveau de l’enseignement supérieur et technique. «Cela provoque de vrais problèmes en termes d’acquisition des savoirs et des compétences», insiste le rapport.
Quant à l’enseignement des langues, on note le faible niveau des élèves et étudiants marocain. L’enquête PIRLS 2006 a mis en évidence la dégradation des compétences en lecture et en écriture de l’arabe et d’autres langues étrangères. Pour causes, l’absence d’une politique linguistique claire et le caractère traditionnel des méthodes d’enseignement des langues. Le rapport reconnaît en revanche que les professeurs n’ont pas été formés à des pratiques plus modernes. L’absence de modules de formation continue est un fait communément admis.

Enseignement: Rapport du Conseil supérieur

Trop d’argent pour des résultats médiocres
· Plus de 28,6 milliards de DH au seul enseignement scolaire

Là où l’Egypte consacre 40% de son budget de l’éducation à l’enseignement primaire, ou encore l’Algérie avec 44%, le Maroc fait fort. Avec 53,6%, la part affectée au primaire dépasse la valeur de référence de l’initiative Fast Track, qui situe à 50% la moyenne observée parmi les pays les plus performants au monde pour atteindre la scolarisation primaire universelle.
A ce niveau de lecture, on peut conclure que les auteurs du rapport du Conseil supérieur de l’enseignement, à paraître prochainement et dont L’Economiste détient une copie, ont eu la main lourde. Leur principale interrogation en dit plus: «Comment peut-on améliorer l’indice du développement de l’éducation lorsque nous savons, a priori, que les taux d’abandon élevé que connaît notre système d’éducation et de formation, surtout dans les premières années du primaire, expliquent en grande partie notre classement»? Voilà qui conforte le dernier rapport de la Banque mondiale sur l’Initiative de développement humain qui classe le Maroc au 11e rang sur 14 pays du Mena(cf.leconomiste.com). Pis encore, les statistiques 2005 de l’Unesco placent le Maroc parmi les pays où l’espérance de vie scolaire est la plus faible et la proportion la plus élevée des enfants non scolarisés par rapport à la population d’âge scolaire. Ainsi, seuls 37% des enfants inscrits en primaire en 1999/2000 arrivent en fin de cycle en 2005, au lieu des 90% préconisés par la Charte de l’éducation. Ils seront 19% au lieu des 80% à finir le cycle collège en 2008 et 7% en 2011 au lieu des 60%, en fin d’enseignement secondaire qualifiant. Au bac, ils ne seront que 3% au lieu des 40% souhaités par la Charte. On est loin du compte. Pourtant la dépense publique destinée à l’éducation s’est établie à 5,8% du PIB en 2007. En 2002, elle a représenté plus de 23,9 milliards de DH, soit 33,6% des dépenses publiques, contre 31,4% en 2006, mais pour une enveloppe d’un peu plus de 31,7 milliards de DH. Toutefois, la structure des dépenses montre que celles affectées au fonctionnement accaparent 90% du budget global. La masse salariale, à elle seule, absorbe 90% de ce budget de fonctionnement. Pis encore, notent les auteurs du rapport, «l’effort de l’Etat est presque à son maximum et les dépenses non compressibles atteignent un niveau qui laisse peu de flexibilité pour les autres dépenses». Autrement dit, peu de solutions s’offrent aux auteurs, «si ce n’est une recherche d’efficience et une rationalisation des dépenses ainsi qu’une quête des voies alternatives de financement». Là aussi, ils ont le triomphe modeste. Car, d’autres contraintes, notamment les règles la répartition des ressources et la faiblesse du système d’information du ministère pourront, le cas échéant, retarder le processus de rationalisation. Près de 83% des dépenses consacrées à l’éducation vont à l’enseignement scolaire, soit près de 28,6 milliards en 2007. La proportion du budget consacré au cycle primaire est de 53,6%. Elle est de 26,8% au collège et 19,6% au secondaire qualifiant. «Des résultats médiocres à coûts élevés».


Combien coûte un élève par an?


En 2005, le coût unitaire de l’enseignement primaire était de 3.495 DH, soit une augmentation de 6,9% par rapport à 2004. Au collège, il était de 5.463,5 DH et 7.366 au secondaire. Comparé à ce qui se fait ailleurs, le Maroc consacre près de 21% du PIB/habitant au cycle primaire, alors que la moyenne de la région est de 11%, selon l’Unesco. La Tunisie y consacre 16%. Pour le secondaire, on monte à 44% du PIB/habitant contre 26% en Tunisie. Selon le rapport, cette maîtrise des dépenses en Tunisie montre, entre autres, ses meilleurs résultats en termes de couverture scolaire «sans que, au moins au niveau primaire, ce choix se fasse au détriment de la qualité des apprentissages».

source : l'économiste


Rapport du Conseil supérieur de l’enseignement

Gros désastre sur le chemin du savoir
· Comment rompre avec le cercle vicieux

L’enseignement est-il irréformable et ingouvernable? Tous les maillons du système éducatif sont affectés... ça on le savait. Le rapport analytique du Conseil supérieur de l’enseignement, dont nous vous livrons aujourd’hui le détail en exclusivité, permet néanmoins de zoomer sur différentes dimensions de ces dysfonctionnements.
L’étude, provisoire pour l’heure, devrait être validée lors des prochaines réunions du CSE dont une est prévue ce lundi. D’abord un constat: ce travail est d’une qualité remarquable. Il permet de mieux comprendre et peut-être aussi, du moins on l’espère, de rompre avec ce cercle vicieux, résultat d’une politique conduite depuis des années par plusieurs gouvernements. Ceux-là qui ont engagé le pays dans des choix discutables et pour lesquels notre enseignement en paye le prix aujourd’hui. La forte progression du budget depuis n’a pas enrayé l’effondrement de notre système éducatif. Le Maroc dépense plus mais fait moins bien que les voisins. Il ne faut pas se faire d’illusion, les efforts de l’Etat sont à leur maximum. Il ne suffit pas de dépenser plus mais mieux. Comparativement à sa richesse, l’effort du Maroc est à peu près le même que la France et un peu plus que celui du Portugal.
Alors la réforme justement, par où commencer?
Du gâchis un peu partout, et à toutes les échelles, dans les budgets que concentre essentiellement la masse salariale, dans la mauvaise gestion des charges horaires des enseignants, dans ces incohérences linguistiques, dans les programmes, les manuels dont la plupart sont désastreux, sans cohérence entre les matières, dans une pédagogie dépassée, dans un enseignement supérieur en entier déphasage par rapport au marché de l’emploi.
Lorsqu’on découvre que les élèves à leur sortie de la 4e année de l’enseignement primaire ne savent ni lire ni comprendre, comme en témoignent les faibles performances du Maroc à l’issue de l’enquête PIRLS (le Maroc est classé avant-dernier), l’on réalise mieux pourquoi l’une des pistes qui pourraient être préconisées par le CSE serait celle du retour aux fondamentaux . Une situation grave dont les conséquences s’observent déjà.
Du coup, on rentre au collège sans que les rudiments de base ne soient acquis. Il semble bien que ce chantier soit un des préalables. Tout comme les questions de gouvernance, de décentralisation, de déconcentration... Gageons que la large concertation qui est prévue à l’issue de cette étape de diagnostic va dégager rapidement un plan de travail avec un agenda précis. Et de toutes les manières, on ne peut s’en priver au risque de compromettre l’avenir de ce pays.
source: l'economiste